Maître S.
Je me prénomme Stéphane. Je suis né en juin 1972. Tu peux me retrouver et me suivre sur Substack, pour découvrir le podcast du SexIsLife, ainsi que mes essais érotiques. Tu peux également nous suivre, moi et ma douce, sur Twitter.
Comment j'en suis arrivé ici
J'ai découvert un attrait pour le sexe assez tôt, sans vraiment oser l'assumer pleinement. Je crois que, comme beaucoup de personnes, la peur du jugement était forte.
Et puis, j'ai grandi dans une famille où le sexe n'était pas simplement un tabou. Non, c'était une horreur, une déviance, un mal à éradiquer. Le sexe, c'est faire des enfants, point.
Je me souviens d'une anecdote, pas drôle, mais disons d'un événement qui illustre bien le rapport que ma mère a au sexe. Nous étions à table, et à la télé passaient des pubs. Et est arrivée une publicité pour une marque de soutien-gorge.
Je devais avoir une quinzaine d'années à tout casser, ma mère était en train de servir la soupe. Elle a vu que je bloquais sur le gros plan de la poitrine à la télé. J'ai pris un coup de louche sur le haut de la tête. Un coup sec, bref, et très douloureux. Et en prime, une remarque, un mot : « Pervers ». Voilà. Regarder une poitrine à la télé, j'étais un pervers.
Et j'ai longtemps gardé cette barrière en moi. Ce doute sur ma nature. J'avais peur d'être vraiment un « pervers », une personne malade, une sorte d'obsédé. Et, malheureusement pour elle, ça ne s'est pas arrangé avec le temps.
Comment je me suis libéré
J'ai eu la chance de faire chemin avec quelques femmes qui étaient à l'aise avec la sexualité, avec leur corps, avec leurs envies. Et qui étaient également très à l'aise avec le fait d'en parler.
J'avoue que j'ai mis un moment avant de me libérer. Parce que ce n'était pas du tout naturel pour moi. J'étais très mal à l'aise. Je ne me sentais pas du tout à ma place. Et puis, peu à peu, j'ai compris que le problème, ce n'était pas moi, mais bien la relation que ma mère entretenait avec la sexualité.
Alors, j'ai lâché prise. J'ai commencé à ne plus me poser de questions, à ne plus me juger, à ne plus avoir peur de ce que je faisais. En partant de deux piliers essentiels. Le premier : le consentement. On est d'accord tous les deux, ça roule. Le second : après coup, on a aimé ou pas ? Oui ? Non ? On en parle, ensemble, et on voit ce qu'il en sort.
Et j'ai donc commencé à repousser les frontières étouffantes que l'on m'avait imposées, pour poser les miennes.
J'ai découvert qu'un « non » n'est pas toujours une porte fermée à double tour. C'est parfois une peur, l'inconnu, ou un acte qui s'est mal terminé par le passé. J'ai découvert que la discussion reste la clé au sein du couple. Je ne suis pas en train de dire qu'il faut insister pour arracher un « oui » à l'autre, pas du tout.
Je dis que parfois, ce qui n'était pas possible avec une autre personne par le passé peut devenir une éventualité dans un autre couple, un autre contexte. C'est la beauté du sexe. Et l'inverse est vrai : on peut avoir une pratique ensemble, puis s'en lasser avec le temps.
Dans le sexe, tout est mouvant, changeant, tout est évolution. Comme le couple, qui n'est pas une entité figée à jamais, bien au contraire.
Ce que je vis aujourd'hui
Alors, j'ai évolué aussi. Et au contact de la femme qui partage mon chemin depuis 2003, j'ai découvert le libertinage, sa fantasmagorie et sa réalité, bien lointaine de l'image que l'on s'en fait. J'ai découvert la relation Maître soumise, que l'on fantasme souvent, qui peut être effrayante, mais qui peut se mouler dans un quotidien traditionnel, à condition d'être bien au clair des deux côtés et d'en parler, sans tabou.
Et j'ai découvert que j'aime écrire des nouvelles érotiques, avec un penchant pour la psychologie des personnages. Tu peux trouver mon premier essai sur Amazon, publié par mes propres soins.
Nous vivons notre relation BDSM depuis plus de dix ans, en couple. Nous sommes parents, nous avons nos boulots. Nous sommes des gens normaux, et nous assumons nos jeux.
Attention : assumer ne signifie pas le crier sur tous les toits et l'afficher partout. Non. Assumer signifie que nous en parlons, sans gêne. Nous savons que nos pratiques peuvent paraître déviantes pour certaines personnes, et bien tièdes pour d'autres. Nous, tant que nous nous amusons, ça nous va.
Pourquoi SexIsLife existe
Alors, j'ai voulu créer SexIsLife pour parler de tout cela, ces sujets dont nous n'osons pas parler. Je souhaite te donner des points d'entrée, des accroches, des pistes, des sujets, pour que tu puisses réfléchir par toi-même, faire tes choix, en discuter avec la personne qui partage ton intimité.
Comment j'écris mes articles
D'abord, je puise dans mon propre vécu. Plus de dix ans de pratique, ça laisse de la matière.
Ensuite, j'en parle avec ma femme. Son regard de soumise complète le mien : c'est elle qui valide la justesse de la dimension psychologique, là où j'apporte le point de vue du dominant. Deux perspectives, un même vécu.
Enfin, j'utilise l'IA comme filet de sécurité, pour repérer un oubli ou une erreur manifeste, comme on utilise un correcteur.
Mais ce que tu lis ici, c'est du vécu, pas du généré. Et si un sujet touche à la santé ou à la sécurité, je te renverrai toujours vers un professionnel : je partage une expérience, pas des conseils médicaux.
Le message, en une phrase
Il n'y a aucune honte à aimer le sexe. Et tant que tout se passe dans le consentement, alors, tu as le droit d'emmerder le monde !